Patrick Faigenbaum (2003 – 2005)

Sa page wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Faigenbaum
Un travail centré sur l’ « être humain »
Né à Paris en 1954, peintre de formation, Patrick Faigenbaum situe d’emblée sa photographie hors la tradition française du reportage. Il travaille d’abord « à l’image », en retient peu. L’ « être humain » est son sujet – sa mère, son frère, des portraits sur fond blanc à la manière d’Avedon, des instantanés à la manière de Robert Frank. Refusant de publier dans la presse, il a été vendeur à la Fnac de 1977 à 1984. Hormis un travail sur la statuaire, ses grandes séries sont liées à des villes et des sites – Florence, Rome, Naples, Prague, Brême, Barcelone, Saint-Raphaël… A côté de son exposition, à Amiens, il a répondu à une commande sur Beauvais, où il associe des paysages et portraits pris dans la ville avec des images intimes. De notoriété internationale, auteur d’une douzaine de livres, figurant dans des grandes collections américaines, Patrick Faigenbaum a exposé en France et à l’étranger.
> Une résidence, des expositions et un livre.
A partir d’octobre 2003, Patrick Faigenbaum a séjourné régulièrement à Tulle, à l‘invitation de Peuple et Culture pour un « portrait de ville ».
La première phase de la résidence a commencé par des rencontres avec des acteurs divers (collectif de Peuple et Culture et réseau plus large, artothèque du Limousin…) au cours desquelles Patrick Faigenbaum a fait part de son parcours et de sa démarche de travail tandis que les personnes présentes lui transmettaient leur « perception » de Tulle, leur rapport à cette ville, indiquant des lieux particuliers, des idées de portaits… Mais bien sûr, chaque fois, au cours de ses séjours, Patrick Faigenbaum a mêlé ces « suggestions » à ses propres intuitions, ses propres regards, ses propres rencontres de hasard.
S’est dessiné ainsi lentement, profondément, une sorte de géographie humaine et physique, une matière faite de centaines de prises de vue (portraits, paysages, situations…). Cette matière a permis la réalisation au cours de l’année 2006 d’une exposition et d’un ouvrage.
Dans cette attente, le rapport d’étape à Sortir la Tête a permis de commencer à approcher le travail et l’œuvre de Patrick Faigenbaum à propos duquel Michel Guerrin* écrivait (dans un article du Monde consacré à ses deux dernières expositions en mars 2005 au Musée du Louvre et à la Galerie de France) qu’il est « le plus grand portraitiste d’aujourd’hui ».
On a pu découvrir à Sortir la Tête, une sélection de planches-contact des prises de vues à Tulle au cours des derniers mois, des livres de photographies de l’artiste, des articles et documents divers mais aussi trois œuvres choisies par Patrick Faigenbaum parmi les photographies réalisées dans d’autres villes : Florence, Rome, Naples, Prague, Brème et Barcelone.
* Le Monde du 1er mars 2005 par Michel Guerrin (extrait) :
Patrick Faigenbaum est le plus grand portraitiste d’aujourd’hui. Il est sans égal dans sa façon d’affirmer la présence du modèle, de lui donner du relief dans le cadre, de susciter le trouble et l’émotion quant au sens profond du portrait. Et puis ce sont des images superbes, portées par des matières sourdes et lumineuses à la fois, qui arrêtent le spectateur, l’obligent à se confronter aux visages.
Il livre des portraits du temps présent, qui disent notre époque. Ce sont “des corps enracinés dans leur histoire”, dit-il.
Les regards des modèles, leur intensité, font beaucoup pour ancrer les portraits dans l’actualité. A-t-on déjà vu des modèles si disponibles, si concernés ? Pour comprendre comment Faigenbaum arrive à ce résultat, il faut le regarder vivre, bouger, parler. Quand la moindre décision, chez une personne normale, nécessite deux minutes, Faigenbaum en prend trente. La plupart des prises de vues demandent des heures. Jusqu’à l’abandon du modèle. Pour le plus grand bonheur du spectateur.


> L’exposition à Sortir La Tête


> L’exposition à l’église Saint-Pierre








> L’ouvrage

> Une exposition et un livre
« Patrick Faigenbaum – Tulle »
Un livre 82 photographies de Patrick Faigenbaum et deux textes de Jean-François Chevrier et Manée Teyssandier.
Parution le 8 juin 2007, disponible à Peuple et Culture.







