Cinéma documentaire

Cinéma documentaire

Mardi 6 octobre – À partir de 18h – locaux de Peuple et Culture – Tulle
Une soirée en présence de Federico Rossin et Vincent Sorrel, enseignant-chercheur
à l’Université Grenoble Alpes et président de la Cinémathèque de Grenoble
Participation libre

18h : Ciné-conférence par Vincent Sorrel

Au début des années 1970, la ville de Grenoble était considérée comme un laboratoire culturel par une municipalité qui envisageait la décentralisation comme « une territorialisation vivante* ». Le rôle des animateurs socioculturels a été déterminant pour développer une politique locale visant à rapprocher cinéma et société, spectateurs et fabrication de films. L’objectif était non seulement de voir des films et d’en débattre, mais aussi d’en faire. Prônant un cinéma sans vedette, ces animateurs ont aussi milité pour que des cinéastes « ordinaires » se saisissent des moyens filmiques pour agir sur la société, jusqu’à la mise en place d’une politique cinématographique : entre 1976 et 1988, des Bourses d’Aide à la Création ont permis la réalisation d’une trentaine de films.
La Cinémathèque de Grenoble restaure ce « cinéma municipal » qui, en proposant aux citoyens de se représenter eux-mêmes, a produit localement, ce qu’Alain Thomas, animateur à la Maison de la culture, envisageait comme un service public de la création cinématographique.
La (re)découverte de cette production, qui cherchait à associer engagement social et démarche artistique, permet de revenir sur cette expérience d’expression cinématographique locale mise en place sous l’impulsion de Bernard Gilman, adjoint à la culture et ancien permanent de Peuple et Culture en Isère.

20h : Repas partagé

21h : Projection

Josette coordonné par Alain Thomas (1977 – 52′) images Yann Le Masson
Josette Di Bartoloméo, ouvrière à la Thomson C.S.F., est morte à 18 ans, quatre jours après avoir accouché de deux jumelles. Ceux qui ont connu de loin ou de près Josette racontent comment une telle chose a pu arriver. Dans le quartier Mistral, on sait bien que cela peut se reproduire et que rien n’est jamais vraiment le fruit du hasard.
La lutte des femmes à l’intérieur de la lutte sociale fait de ce film un portait sans concession de la vie dans une cité ouvrière au prisme des relations hommes-femmes.