Cinéma documentaire

Cinéma documentaire

Vendredi 27 février, à partir de 20h30, au cinéma Louis Jouvet à Uzerche. Projection du film Soulèvements de Thomas Lacoste. En partenariat avec le cinéma d’Uzerche et la LDH 19. En présence de membres de La terre se soulève 19. Le film est sorti en salle et il est déjà  à Uzerche, seul cinéma qui l’a, pour l’instant,  programmé en Corrèze grâce à la collaboration entre Peuple et Culture et le cinéma Louis Jouvet.

Un portrait choral à seize voix, seize trajectoires singulières, réflexif et intime d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique. Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les possibles.

Contrairement à l’image d’écoterroristes qui est donnée dans les media dominants concernant ces activistes (rappelons-le, le terrorisme a notamment été invoqué pour des gardes à vue dérogatoires contre des militants écologistes), le film nous mène à la rencontre de personnes sensées, positives, informées et riches d’un savoir documenté, dont le seul tort est d’aimer le territoire sur lequel elles et ils vivent et de vouloir le préserver contre les prédations d’une agriculture industrielle et de pratiques destructrices du vivant. Elles et ils sont majoritairement jeunes mais cetain-es sont aux côtés de leur père et cette lutte commune est émouvante. Elles et ils nous racontent ce qui les a amené-es dans le mouvement des Soulèvements, et comment la violence n’est pas de leur côté. Eux résistent face à la répression politique, évitant le plus possible les affrontements directs en se jouant, autant qu’ils et elles le peuvent, des stratégies policières. Elles et ils racontent aussi leur engagement et le désir d’expérimenter dès maintenant de nouveaux liens et de nouvelles manières de vivre.
Le film dresse ainsi le portrait intime d’une organisation inédite autant que d’une jeunesse qui « vit et lutte » dans la joie et le partage, expérimentant un peu partout dans le pays, des modes de vie plus désirables. C’est pourquoi ce film vivant, émouvant, riche d’humanité désirante, à l’encontre de l’image donnée par les media dominants, est un document d’utilité publique. On adhère à l’engagement de cette jeunesse consciente de l’écocide en cours et on se réjouit de ses victoires car, heureusement, il y en a et ce sont elles qui donnent le goût du possible.
La Ligue des Droits de l’Homme