Relais Frac-Artothèque

En 1991, l’Artothèque du Limousin confie à Peuple et Culture la galerie de prêt pour le département de la Corrèze. Cette mission s’inscrit plus globalement dans les actions conduites par Peuple et Culture depuis 1983 en matière d’art contemporain accompagnées de médiation qui vise à faciliter le contact entre le public, les œuvres et les artistes. Les actions du relais de Tulle contribuent à amplifier de façon singulière le travail de diffusion et de sensibilisation à l’art contemporain à l’échelle du département par une démarche volontaire de distribution et de médiation des œuvres de l’artothèque du Limousin et la pratique artistique en milieu scolaire. En 1999, la création du dispositif Artobus, véhicule équipé pour le transport des œuvres, a amplifié considérablement le rayon d’action du relais en créant véritablement les bonnes conditions pour une meilleure circulation de la collection sur tout le territoire.

Le relais est également partenaire pour l’accueil de groupes de personnes et des classes des écoles lors des expositions «Collection en mouvement» organisée par l’artothèque et le Fond Régional d’Art Contemporain Nouvelle Aquitaine dans le cadre de l’adhésion des communes au Fonds d’Art contemporain des Communes de la région Nouvelle-Aquitaine.

Les particuliers peuvent à moindre coût choisir des œuvres pour leur domicile et s’ils le souhaitent être accompagnés dans le choix de leurs emprunts. Ils construisent leur relation à la collection, en se laissant porter par le sens développé dans les multiples pratiques et formes représentées par les artistes contemporains. Au delà du sens, en habitant avec les œuvres entrées dans leur quotidien, et se familiarisant avec elles, ils vivent souvent une véritable aventure personnelle et intime.

Le relais propose également une possibilité de prêt et de médiation sous forme de rencontre pour des collectivités, plutôt de petites associations, engagées avec des personnes qui du fait de leur situation sont rarement en présence d’œuvres d’art contemporain (actions sociales, insertion).

Le travail en milieu scolaire est particulièrement développé par le relais et fait l’objet d’une forte demande. Les actions du relais n’ont pas pour vocation de se substituer à l’Education nationale dans le domaine des arts visuels. Dans un contexte budgétaire contraint, avec moins de possibilité de se déplacer, les élèves n’ont généralement plus d’occasion de voir des œuvres. La possibilité d’une collection qui vient en classe accompagnée d’un médiateur est vécue comme très bénéfique par les enseignants et participe de l’enrichissement du parcours culturel de l’élève. En complément, le relais propose le suivi et l’aide au déroulement d’ateliers de pratique artistique en cohérence avec les œuvres accueillies en classe mais le choix des thèmes reste ouvert et dépend de la demande des enseignants.

Cet ensemble d’actions initiées par le relais concerne au final un grand nombre de personnes et contribue à dynamiser les échanges et expériences entre les habitants du Limousin et les contenus et événements des collections du FRAC-Artothèque Nouvelle-Aquitaine et plus largement des réseaux Art Contemporain de la nouvelle région.

Les actions
de médiation

La médiation tout public

Le relais est un lieu d’accueil pour les particuliers. C’est l’occasion de découvrir des œuvres auxquelles ils n’auraient pas d’emblée accordé d’attention et ainsi de tenter l’expérience d’emporter chez eux quelque chose d’inhabituel. Peuple et Culture propose deux ateliers d’Arts Plastiques. Les personnes inscrites dans ces ateliers peuvent emprunter des œuvres. Ils seront également invités à des visites d’exposition avec le médiateur du relais.

Des séances intitulées « L’art c’est pas pour nous » sur le principe de rencontres et d’échanges ouverts en présence des œuvres de l’artothèque sont proposées à des personnes  bénéficiaires des Restos du cœur, Secours catholique et Secours populaire.

Depuis plusieurs années un travail de fond est conduit avec le  Centre socioculturel municipal Jacques-Cartier à Brive. Un ensemble d’œuvres sur un thème choisi par l’équipe du centre est présenté dans le lieu d’exposition et d’accueil. Les classes des établissements scolaires du quartier, notamment le collège Jean Moulin classé « Réseau d’Education Prioritaire » sont  invitées à des séances de médiation sur le principe déjà mentionné d’expression des élèves sur les œuvres. Une quinzaine de classes mais aussi des groupes de personnes du quartier seront accueillis pour des ateliers d’expression à partir des œuvres.

L’association Arcadour, proche d’Egletons engagée dans l’insertion par l’activité économique (parcs et jardins, travaux forestiers) accueille des œuvres dans ses locaux avec des temps de rencontre avec les salariés volontaires et un accrochage dans ses locaux.

La médiation en milieu scolaire

Le travail en milieu scolaire est particulièrement développé et fait l’objet d’une forte demande. Les enjeux sont multiples. Il faut concilier les questions de conservation avec les conditions d’accueil dans des lieux adaptés, donc équipés ou à équiper. La médiation à partir des œuvres est systématiquement proposée, de façon à laisser aux enseignants et à leurs élèves l’empreinte d’une expérience où chacun aura eu la possibilité de comprendre et surtout de s’exprimer sur ce qui va rester un temps dans la classe. Ce temps de l’expression orale est assimilé à de la pratique artistique. La médiation n’est pas un temps pédagogique, même si l’enseignant peut intégrer ensuite ce qui découle de la rencontre dans son programme, dans différents domaines et bien au delà des Arts Plastiques, en littérature, histoire géographie, science etc… L’accueil des œuvres via la médiation est donc un temps « à part » que les élèves doivent engager en se servant de leur propre culture de l’image non scolaire qu’il convient de valoriser quand il y a pertinence, en complétant avec des notions sur l’émergence des différents courants et mouvements artistiques liés à l’évolution des sociétés, de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à nos jours. C’est un temps « à part » également pour l’enseignant qui souvent est dans la découverte et envisage de nouvelle pistes à exploiter. Enfin, face à une œuvre en classe, il est permis de développer un mode de pensée autonome, non formaté, en dehors de tout stéréotype et formules convenues. Les enseignants constatent souvent que des élèves en difficulté, voire en échec, retrouvent dans ce rapport à l’œuvre d’art dans la classe un espace d’expression inattendu.

Chaque année c’est plus de 20 établissements scolaires dans tout le département, de la maternelle au lycée qui bénéficient des actions du relais Artothèque.

La formation des formateurs

Le relais artothèque de Peuple et Culture participe dans le volet Arts Visuels aux temps de formation à l’I.N.S.P.E. (Institut National Supérieur du Professorat et de l’Education- site de Tulle). Après avoir pris connaissance du dispositif FRAC Artothèque en région, de son contenu et de son évolution, les professeurs en formation seront mis en situation de choisir et d’exploiter pédagogiquement des œuvres de la collection pour leur futur travail en classe.

Les ateliers de pratique artistique en milieu scolaire

Sur un thème choisi en relation avec les enseignants et en relation avec des œuvres installées dans l’école, plusieurs séances de médiations sont prévues dans l’année et les classes bénéficient d’une dizaine de séances d’arts plastiques.

Grille tarifaire du FRAC

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