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Un projet de diffusion du documentaire de création en territoire rural

 

Dans une grange ?
et si le cinéma documentaire sortait des circuits de diffusion classiques, déjà si restreints, dans une grange, et pourquoi pas en attendant les foins.
samedi 8 juin 2002 130 personnes se sont retrouvées dans la grange d'Yves et Sylvette Lidove à Gumont, une petite commune de Corrèze.
Projection du film Le silence des champs de betteraves (1998, 54 mn). Suite à un acte collectif d'agression raciste contre un jeune beur, une commune rurale d'Ile de France s'est retroiuvée face à elle même et aux raisons de son acte

à la fin du film un repas avec des grillades de viande de bovin Limousin a permi de continuer les échanges sur le film.
Après le repas,la soirée continuait avec la projection du film, Printemps à la source, (2001, 55 mn) en présence de la réalisatrice Chantal Briet et du personnage central du film, Ali Zebboudj.
A Epinay sur seine, oubliée des opération de rénovation, l'épicerie d'Ali reste un des deux magasins ouverts dans le centre commercial à l'abandon. On y vient d'ailleurs autant pour un rien de chaleur humaine que pour faire ses courses : pour bavarder, écouter Ali qui joue de la musique, et quand c'est nécessaire lui demander un coup de main ou un conseil pour se débrouiller avec des paperasses ou encore une petite avance en liquide contre un chèque...
Oui mais d'un printemps à l'autre la résistance n'a qu'un temps...
A Gumont le film fut longuement applaudit et la soirée continua très tard en compagnie de Chantal Briet et Ali Zebboudj.

 

Projet de diffusion du documentaire de création en territoire rural

Il s'agit de mettre en place un réseau de diffusion de films documentaires de création à Tulle et dans les petites communes environnantes, la souplesse de diffusion du documentaire étant un atout pour un travail de proximité en territoire rural.
Il y a encore quinze ans, le genre était menacé, aujourd’hui la production est abondante et même si une partie de cette production est hélas soumise par les télévisions à des diktats d’écriture et à des formatages banalisants, le documentaire de création connaît une floraison très féconde.

 

Cependant sa diffusion reste très confidentielle, limitée aux festivals, à la chaîne Arte, à quelques initiatives locales et la production reste donc très mal connue. Dans un univers saturé par le crépitement incessant et accéléré de l'actualité "globale" qui génère simultanément angoisse et indifférence, le documentaire peut occuper aujourd'hui une place centrale en offrant une autre temporalité, un espace d'émotion, de réflexion et de questionnements, en induisant le mouvement, une position possible...

Ce projet est aussi une manière de renouer avec notre histoire. Dans les années qui ont suivi la Libération et la fondation de Peuple et Culture, des contacts étroits ont eu lieu entre le mouvement et des cinéastes tels que Chris Marker, Alain Resnais, Joris Ivens ainsi qu’avec le critique et fondateur des Cahiers du cinéma, André Bazin. Le premier film de Chris Marker "Olympia" a été produit par Peuple et Culture. Lorsque Alain Resnais a réalisé "Nuit et Brouillard" c’est à des fondateurs de Peuple et Culture qu’il a demandé de visionner avec lui son premier montage... Pendant des années, à partir de 1951, PEC Corrèze a fait un important travail de diffusion cinématographique (avec les projecteurs de 16mm) dans les petites communes, les usines, les foyers ruraux... puis plus tard avec les films qui "n’arrivaient jamais en Corrèze".

 

Le cinéma documentaire peut donc constituer un formidable outil d'éducation populaire. Par la diversité des champs approchés (histoire, société, effets de la mondialisation, méthodes d'un ultra libéralisme triomphant, sciences, arts...) mais aussi par la constance de certaines problématiques comme celle du pouvoir, du rapport entre celui qui filme et celui qui est filmé, du fonctionnement des médias, de l'engagement, les écritures des documentaristes privilégient la singularité de l'approche, la complexité et un regard critique sur les institutions.

Il s'agit d'organiser régulièrement et dans la durée, des projections dans divers lieux touchant ainsi divers publics susceptibles d'être intéressés. Les projections seront alors chaque fois l'occasion de regarder un film ensemble dans de bonnes conditions, de débattre autour des problématiques abordées dans le film, créant ainsi des espaces ouverts de discussions, de rencontres et de convivialité.
Ces projections auront lieu :
- dans les petites communes rurales en lien avec des municipalités, des associations locales, des syndicats paysans, des citoyens actifs
- dans les écoles, collèges et lycées en collaboration avec des instituteurs et professeurs intéressés à travailler autour des films avec leurs élèves.
- à domicile chez l'habitant
- dans les granges
- Salle Marie Laurent à Tulle : Un rendez-vous régulier pour découvrir des films documentaires de création.
- ponctuellement lors de manifestations ou à la demande de ceux qui sont intéressés (syndicats, Confédération paysanne, Modef, ATTAC...etc.)
Le travail en collaboration avec les diverses associations, collectifs, individus intéressés permettra d'élaborer une programmation de films selon les problématiques et les centres d'intérêts des uns et des autres, de fixer la fréquence des projections, d'organiser matériellement la manifestation et d'assurer le relais pour l'information. Ce travail de diffusion pourra être, bien sûr, appuyé à certains moments par la présence des réalisateurs.

* Réseau de diffusion du documentaire

 

 

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