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Atelier 2016…

 

L’atelier d’arts plastiques de Peuple et Culture,
en 2015 -2016 …
 

Les personnes (adultes et enfants) ayant participé cette année à l’atelier du mercredi vous présentent leurs réalisations en deux et trois dimensions, dessins, collages, peintures, assemblages, placées sous le signe de l’hybridation en tous sens !

Aujourd’hui, l’hybride est mangé à toutes les sauces : nouvelles obtentions de variétés de plantes, croisements d’espèces animales, gammes d’automobiles «  nouvelle génération », etc.  .
Dans l’art actuel, l’hybridation, notion importante,  est vue comme « un espace exemplaire, car il permet de sortir d’une menace restrictive qui est celle de la catégorisation, qui limite l’expression, qui censure. L’artiste se déploie dans un  nouvel espace où les formes évoluent diversement, sans fin, et offrant des horizons toujours possibles.  L’hybridation intègre alors une multiplicité de pratiques et de contenus : installations, environnements, performances, multimédia … », nous précise Emmanuel Molinet, auteur de la thèse : « l’hybridation, un processus décisif dans le champ des arts plastiques ».

A l’atelier, j’ai proposé de  revisiter certaines œuvres du passé dans lesquelles la figure de l’hybride n’apparaît sans doute pas sous son meilleur jour, puisque c’est plutôt sous sa forme rejetée, occulte, et négative : celle du monstre. Nous nous sommes penchés sur les étranges gravures de l’alchimiste, philosophe italien Giambattista della Porta (1536- 1615), représentant des créatures mi-animales, mi- végétales, mi- humaines, illustrations de la fameuse «  théorie des signatures » .Chacun  a crée de nouvelles variétés de plantes, qui auraient emprunté quelques caractéristiques propres  aux insectes, aux serpents ou dragons. Nous avons utilisé de nombreux documents, avant de nous lancer dans la forme finale : des photos de pelages  et de peaux d’animaux, des planches naturalistes représentant précisément des insectes ou des parties d’animaux. Des croquis préparatoires ont été réalisés, des calques de formes de plantes et des racines, des essais de couleurs conformes à celles d’insectes réels … Ensuite, les dessins définitifs ont été reportés sur un support papier préparé avec de la peinture à la caséine ; puis, chacun a choisi de travailler à la peinture acrylique, ou au crayon, au feutre, ou tout à la fois …

Ensuite, un pas de géant dans le temps , et une fois le pauvre hybride réhabilité lors de la période romantique, et surtout dadaïste, nous nous sommes intéressés à la série « gluts », et aux « Combine paintings » de l’artiste américain Robert Rauschenberg( 1925-2008), œuvres dans lesquelles l’artiste utilise les déchets jetés dans les rues de New-York et les assemble, remettant en cause les excès de notre société et donnant une seconde vie à tous ces objets , en les transformant en tableaux-objets, rejetant par la même occasion la catégorisation de ces œuvres en « peintures » ou « sculptures » .
 Nous avons fouillé greniers et granges, déniché de vieilles reproductions de tableaux, des cadres dorés, des vieux paravents, et les avons soit prolongés sans vraiment en changer le sens ni les couleurs, soit intégralement transformés, en y ajoutant aussi des éléments collés, à chacun de voir et d’imaginer, sans chercher à imiter Rauschenberg, en laissant libre cours à nos envies.
 Dans le même état d’esprit, des objets étranges ont été réalisés à partir de la collecte de l’atelier, figuratifs ou non, à vous de trouver !

Deux œuvres collectives aussi : de grands dessins  au feutre représentant des formes végétales imaginaires : une plante volante et un arbre multi feuilles. Des monotypes de feuilles d’arbres et végétaux divers ont été faits en grande quantité, puis collés, transformés, prolongés par chacun, tour à tour, à la manière du « cadavre exquis des surréalistes.

Enfin, un livret collectif a été reproduit pour chacun à la photocopieuse, outil merveilleux, avec des personnages hybrides, issus de collages improbables de parties d’animaux, d’humains, d’objets divers et bizarres.

                                                                                                                                Pascale Guérin, Plasticienne.                                                                                                                                    

Les dessins, objets, et tableaux ont été réalisés cette année par :

Rose Blandino Valadou, Nolwenn Russon, Cyl Lebouille, Salma Agougil, Maëlle Pochet, Romy Bouneix, Lee Ann Chadelot, Nurcan, Jaky Cathala, Nadine Besse. Que des filles !

 

1 plantes -animaux

plante2planteplante3plante5

plante6

 

 

 

2 tableaux-objets

 

 

 

3 objets hybrides

4 dessin collectif avec monotypes

 

5 personnages hybrides